Comment réagir face à la peur d’un cheval selon les circonstances? exemple: Bonnie et moi d’aujourd’hui

Aujourd’hui, j’ai monté 2 heures de 19 à  21h, d’habitude je monte le Lundi mais là depuis 3 semaines, je monte à la fois le Lundi et le Jeudi.
 
Bonnie et la peur des plots de la carrière:
 
Bonnie est réputée pour etre une jument très sensible, en effet, un rien ne lui fait peur: un oiseau, un chapeau qui tombe, des gants que l’on enfile, un cavalier qui marche à coté d’elle, bref, elle est dirait on hypersensible à tout ce qui se passe autour d’elle (j’emploie le terme "hypersensibilité" pour imager le fait qu’elle est très sensible, je veux dire par là beaucoup plus sensible que n’importe quel autre cheval du club.). On dit souvent que le comportement agressif ou peureux du cheval vient de son passé, celà est déja une question de caractère car chaque cheval a déja le sien mais il suffit que celui ci ai eu un maitre difficile qui lui a sans arret fait connaitre la peur et la souffrance étant jeune pour que au présent il adopte un tempérament anxieux ou se mette à douter des etres humains (on ne peut pas généraliser, il s’agit là d’un exemple). J’ajouterais meme qu’il en est de meme pour les humains: si on a vécu une enfance en étant maltraité, battu, comment ne pas etre un peu craintif face aux autres?
 
J’ai tout d’abord détendu Bonnie en la faisant marcher au pas dans la carrière renes longues, jusqu’à que celle ci baisse la tete,déja je sentais qu’elle était crispée, pourtant j’étais très détendue ce soir car tellement contente de monter à cheval et en plus je n’avais que des bonnes intentions pour Bonnie que je surnomme "la chérie" , je supporte d’ailleurs très mal qu’on la traite méchament car de nombreux cavaliers la critique, je trouve celà inadmissible!!! Si elle est telle qu’elle est c’est parce qu’elle a du souffrir antérieurement; en principe, si on éduque un cheval dans la confiance, celui-ci aura des chances pour en avoir envers les humains, d’ailleurs on dit souvent que dès le plus jeune age si on habitue un poulain à la présence humaine ( rester à proximité de lui, caresser sa mère car celà lui montre qu’on est pas agressif) sa relation avec l’homme sera plus naturelle.
 
J’en reviens à Bonnie qui tout d’un coup a prit une peur bleue des  plots adossés contre le mur, pourtant je n’avais meme pas pensé une minute qu’elle serait surprise à la vue de ces plots inoffensifs. Elle s’est soudain mise à marcher en crabe, à avoir l’oeil anxieux et se dérober au galop en raidissant son encolure et en crispant son arrière main face à l’obstacle et en couchant les oreilles.
Sur le grand cercle, après deux passages, j’ai amené au pas renes longues Bonnie face à l’obstacle: j’ai compris qu’il n’était pas question pour elle d’essayer de me désarconner mais des cones, je vous expliquerez par la suite pourquoi (parfois, les chevaux testent leurs cavaliers en essayant de les désarconner pour voir leur niveau et si par hasard le cavalier se laisse trop faire, est  trop gentil alors il est très facile au cheval d’adopter par la suite le meme type de comportement.) Je l’ai donc refais passer devant "les obstacles" pour elle puis je l’ai arreté.
 
Eh bien, Bonnie a enfin eu le temps de renifler, de prendre connaissance avec les cones, au début je vous avouerais qu’elle a eu du mal, je l’ai aidée un maximum, déja je l’aime beaucoup cette jument, je lui ai parlé doucement quelques mots et j’ai aussi communiqué en parlant dans ma tete spontanément, je pensais que du bien d’elle, je l’encourageais, je voyais moi à la place de ces cones quelque chose de paisible, ces cones ont d’ailleurs finis par me faire bien rire car je ne leur voyais aucun danger, ils me paraissaient paisibles comme un lac peu profond. Bref exusez moi pour mes pensées personnelles. J’ai donc laissé la jument aussi longtemps que possible devant les plots, aussi longtemps qu’il en était nécessaire, jusqu’à ce que son attention se calme" (sur les conseils de mon moniteur qui nous donne un excellent apprentissage). ensuite j’ai repris des cercles en passant à plusieurs reprises devant les cones et au début encore des escapades de la part de Bonnie puis j’ai senti petit à petit sa peur diminuer, à chaque fois qu’elle avait peur, je la poussais après qu’elle ait suffisement pris connaissance avec les cones, à passer devant eux. Au bout de 4 minutes, on a réussi toutes les deux à travailler paisiblement dans la détente, j’ai pu la faire passer renes longues d’une seule main au trois allures, j’ai remarqué qu’une ou deux fois alors que je passais après ces objets, ses oreilles gauches et droites bougeaient de droite à gauche, Bonnie semblait communiquer quelque chose mais je n’ai pas pu le comprendre, j’aurai bien demandé à Monty Roberts ou encore à Adamo Walti qui sont des professionnels en éthologie, j’ai imaginé toute seule que celà voulait dire," ouf j’ai eu peur!, tu comprends, j’aimerai communiquer avec toi je ne peux pas parler mais ces plots mais je n’y peux rien, j’ai peur c’est tout" et lorsque je passais devant, elle secouait l’encolure ou braquait une oreille vers l’avant et l’autre vers l’arrière. J’aime beaucoup observer le comportement des chevaux.
Le moniteur m’a aidé en me disant: "Face à la peur d"un cheval, il faut déja comprendre pourquoi il a peur, faire face à sa peur, ne surtout pas éviter l’objet dont il a peur car celà ne ferait que le conformer dans celle ci, et le cheval a besoin aussi de faire des efforts, il n’y a pas que le cavalier qui travaille" "Petit à petit, ça va venir elle n’aura plus peur si tu l’encourages donc que tu y vas doucement (l’accompagner et etre un petit peu ferme pour l’inciter à dépasser sa peur) mais fermement." "Par contre, toi n’accordes pas d’importance aux cones, sinon elle le sentirait et en aurait encore peur, continues ta route" Du coup, j’ai continué tranquille et j’ai obtenu à ma grande surprise que la jument passe tranquillement comme si de rien n’était juste un léger mouvement de ses oreilles mais j’ai remarqué qu’elle était légère dans son arrière main et souple dans son encolure (elle s’était écontractée), je pouvais à nouveau la monter aux trois allures et ce renes longues à une main, je me sentais tellement bien qu’à la fin je sifflais presque (rires je me suis retenue car j’aurais eu l’air ridicule et on n’est pas là pour faire le clown mais pour travailler lol!!!)
 
J’ai obtenu aujourd’hui de pouvoir faire passer un peu la peur à une jument et en retour la satisfaction d’avoir bien monté.
 
Merci aux chevaux de m’apporter du bonheur de la joie autant par leur présence qu’à leur esprit logique et sensible à la fois ainsi que leur affection.
 
Céline
 
 
 
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Published in: on 23 décembre 2005 at 0 h 04 min  Comments (1)  

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  1. hello, sympa tous tes conseils avec les chevaux et judicieux, je te preterais volontier mon cheval, si j\’en avais encore un, je n\’en ai plus, mais j\’aime ta façon des les aborder car elle rejoint la mienne. Joyeux Noel bisous


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