savoir etre ferme avec le cheval quand ça dérape, point très important aussi

 
 
   Je vous parlerez des exercices techniques plus tard. Notre travail en ce moment est plus basé sur la relation que l’on a avec le cheval, la façon dont on se comporte avec eux.
 
Je tiens à souligner que la personne qui a ajouté un commentaire à mon dernier billet a eu raison de mentionner que c’est vrai, qu’il ne faut pas non plus trop laisser faire le cheval mais savoir etre ferme, en effet, je n’ai pas évoqué ce point car personnellement je suis trop ferme avec les chevaux et c’est mon grand défaut, j’ai tendance à trop me facher quand quelque chose ne va pas avec eux, j’ai meme le droit à des coups de cul et du rodéo car j’agis je ne sais pas encore m’y prendre avec eux, je manque d’expérience. Je ne suis pas violente mais quand un cheval ne veut pas avancer ou marche de travers, je le met en avant avec beaucoup de conviction non pas en le martelant avec mes éperons mais en insistant en contractant mes molets, en bumpant et me fachant avec lui, et j’ai tendance à trop ajuster mes renes ce qui devient pour le cheval très incomfortable et il finit par croire que je me met en colère et réagis en voulant me jeter.
 
Je pense que c’est personnel et lié à celà que j’ai voulu éviter de parler de "correction" du cheval car j’ai encore beaucoup de travail à faire pour etre plus souple aussi dans ma manière de monter, je dois etre plus relax, guider mon cheval au lieu de tout le temps vouloir compenser.
 
Mais je suis tout à fait d’accord pour parler de ce point car il consistitue un élément important afin que le cheval sache aussi nous respecter.
Ne pas etre non plus soumis au cheval et savoir réagir quand celui-ci se moque de nous ou veut nous dominer.
En effet c’est un point primordial aussi important que d’etre cool dans ses gestes (voir billet précédent).
 
 
1. Il n’est pas dit que le cheval nous fasse toujours confiance il se peut qu’il réagisse à l’inverse et par exemple j’en ai la preuve de la part de Lutece, une paint noire, qui est une jument aussi sensible que Bonnie. Mais celà est lié à 2 choses: ma manière de la monter et aussi elle s’est moquée de moi en me désobéissant totalement: avant le départ au galop, elle a essayé à plusieurs reprises de me mettre à terre en reculant, ruant, en tournant sur 180°, la totale mais je suis bien restée en selle.
J’ai insisté pour la mettre de plus belle en avant, me mettant en colère, elle a compris que je n’étais pas de nature à me laisser faire, mais elle a continué au galop à me donner une série de coups de culs = 1heure en selle pour plein de coups de cul, LOL! Ca va je tiens bon, j’ai l’habitude et je suis costaud et patiente.
Mais à un moment, les autres cavaliers, on finit par demander que le moniteur vienne monter la jument.
 
Elle l’a d’abord testé en lui faisant la meme chose qu’à moi mais au premier désaccord, il l’a fait reculer (signe de correction qui veut dire que le cheval s’est trompé et qu’il ne doit pas recommencer celà, en effet le reculer = inconfort, on met volontairement le cheval dans un état d’inconfort, le reculer n’étant pas une manoeuvre naturelle devient pénible pour le cheval. Aussitot après le reculer, la jument a commencé à se soumettre un peu plus, elle n’a pas bronché, elle était juste couchée vers l’intérieur du cercle en déviant, mais Kader lui rentrait à chaque fois les épaules pour les remettre droites sur la piste en insistant d’un ou deux coups d’éperons pour lui dire que "non, remets tes épaules droites".
 
Je tiens à souligner que dans ce cas de désobéissance précis, dans la mesure ou on dirige bien le cheval mais que celui-ci se moque de nous, il est évident qu’il faille réagir en le sanctionnant, et ce dès le premier signe de désobéissance mais il faut laisser d’abord le cheval faire la faute une fraction de seconde puis le corriger aussitot sinon il ne comprendra pas pourquoi on l’a corrigé, il est important d’agir vite.
 
Après que la jument ai obéit, le moniteur l’a carressée pour qu’elle comprenne qu’il était satisfait de son travail , ce qui ne l’empeche pas si elle recommence ses bétises de la reprendre mais quand il dit qu’il faut agir vite c’est que dès que la situation devient incontrolable comme celle dans laquelle je me suis trouvée, c’est à dire que la jument m’a complètement désobéit et je n’ai pas agis dans le bon sens et pas corrigé comme il fallait, là à un certain degré, le travail devient impossible, il faut dès le départ que le cavalier soit le dominant et le ressente comme celà, il ne faut pas douter de soi.
 
Après qu’il l’ai corrigé sur une ou deux erreurs, le moniteur n’intervient pas ou plus tant que l’erreur ne se reproduit pas et laisse libre cours, renes détendues la jument pour lui faire comprendre que OK c’est une situation confortable, et celà est une récompense.
Il est important de dire à un cheval si oui ou non on est content de son travail mais dès qu’il y a dérapage, il faut savoir etre ferme en agissant pas trop longtemps non plus dans la correction, une fois que le cheval a compris, le laisser libre sinon c’est l’escalade et il se crée un conflit entre le cheval et le cavalier.
 
2. Pourquoi j’ai eu tant de problèmes avec la jument?
 
Eh bien parce-qu’en demandant d’aller en avant, départ au pas, départ au galop ou pendant le galop, je tenais mes renes trop ajustées (longueur pour l’équitation anglaise renes ajustées et non flottantes, j’ai encore de vieux réflexes difficiles à faire disparaitre) et celà est trop court pour l’équitation western ce qui a empéché mon cheval d’avancer car à la fois je le boostait pour partir en avant et en meme temps je lui tirais trop sur la bouche donc la jument s’est énervée un max. Aussi pour pallier aux coups de cul, je me mettais vers l’arrière de ma selle et celà la génait car je mettais alors tout mon poids vers l’arrière de la selle, autre problème, j’osais pas la mettre en avant quand ca devenait critique = je m’arretais de la solliciter plus elle s’énervait alors que c’était l’inverse car la jument se fichait de moi.
 
 pour une scéance rodéo c’était plutot bien parti LOL!!!!!!!
 
Lorsque Kader l’a monté, il avait les renes souples, ne bougeait pas autant dans sa selle que moi, il était plus décontracté et n’hésitait pas à laisser aller la jument tout en la corrigeant au moindre écart, ses mains se portaient vers l’avant, bref, c’était la bonne attitude à adopter.
 
Corriger ne veut pas dire se facher mais montrer ce qui ne va pas, il faut y aller d’un coup sec clack clack et après reprendre les commandes normalement. Le cheval aime par nature etre dominé car celà lui donne moins de responsabilités que d’etre le dominant d’après le moniteur c’est pour celà qu’un cheval a besoin d’etre cadré, et qu’il aime les choses juste = le corriger pour une bonne cause.
Le punir injustement ne sert à rien. Et il s’en rapellerait la prochaine fois qu’on le montera car sa mémoire est vive et grande.
 
Mais j’ai toujours le meme problème j’agace les chevaux car j’en fais de trop, je suis pourtant à l’aise à cheval mais je veut trop donner, faire alors que le cheval a juste besoin d’etre guidé.
 
Et oui aussi savoir corriger un cheval fait partie de son éducation, car si on laisse trop tot le cheval prendre le dessus sur nous, ensuite on devient le dominé et on ramera toujours pour qu’il nous respecte, car il faut aussi une certaine autorité pour diriger un cheval.
Dans la nature, si le dominant est en désaccord, il n’hésite pas à le montrer brèvement: signes d’intimidations comme oreilles couchées, montrer ses dents, donner des coups de sabots, et le troupeau n’a plus qu’à bien se tenir, par nature le cheval se soumet au dominant et lui fait aussi confiance, ça doit etre la meme chose pour le cavalier (il doit montrer au cheval si quelque chose ne va pas sans etre violent, et savoir lui dire quand tout va bien.)
 
En gros, il faut savoir etre cool quand tout va bien et etre ferme quand ça dérape et ce que j’écris ne sont que des choses que j’ai retenues du cours et que j’ai pu observer, je me fie aussi aux expériences que je vis 4 heures par semaine lorsque je monte à cheval et celà s’appelle aussi l’expérience et je partage le point de vue de mon moniteur sur beaucoup de points, sa théorie vient également de sa pratique et je la trouve juste et respectable.
 
La relation dominant-dominé est très importante aussi et constitue également un point important dans la confiance qu’il peut exister entre le cheval et le cavalier.
 
 
Mon expérience de ce soir ainsi que mon cours m’ont été très instructifs sur ce point mais je suis d’accord qu’il n’y a que de bonnes années d’expérience qui amène à comprendre encore mieux comment se comporter convenablement avec chaque cheval que l’on monte.
Je tiens aussi à signaler que je pense n’y a pas de recettes clés dans l’équitation western, celà dépend en grande partie de ce que l’on ressent par rapport à ce qu’il se passe avec le cheval et que chaque cheval agit differement avec chaque cavalier et tout varie en fonction de la sensibilité du cheval aussi, il faut s’adapter mais je me permet simplement d’écrire mes cours pour m’en resservir à l’avenir, après chacun a son point de vue et il est vrai que l’on apprend le mieux en cotoyant les chevaux mais n’ayant que 1 an et demi d’expérience en équitation western, je me concentre sur les cours de mon moniteur et j’en tire moi aussi mes expériences que j’écris ici et je pense que ses conseils sont très formateurs.
 
LOl! Je ne vois pas comment on peut devenir un professionnel sans avoir eu à la base des conseils de la part de gens déja expérimentés.
Certes le cheval est un animal mais comme pour toute chose je pense qu’on a besoin de théorie à la base d’autant que mon moniteur est entrainé par des gens ayant déja une grande expérience car ils ont faits des stages chez des Américains, donc oui je pense que l’on a besoin d’etre orientés dès le départ avant de pouvoir se débrouiller seul avec son cheval et meme celà n’est pas négligeable de continuer à prendre des cours lorsqu’on en possède un, celà permet meme de garder un niveau correct.
Mais la théorie n’empeche pas que nous avons une grande liberté de pratique lors des cours puisqu’on a aussi le coté pratique, c’est nous qui nous débrouillons avec le cheval, donc on apprend des choses de nos propres expériences et on en tire les conséquences mais on a tout de meme un professionnel pour nous conseiller et nous encadrer et il en est de meme pour toutes les équitations comme pour tous les sports.
 
 
 
Céline
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Published in: on 2 février 2007 at 1 h 48 min  Laisser un commentaire  

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