travail avec un cheval difficile

 
 
Mon travail avec Fanta:
 
 
Dans mon village, il y a une petite ferme ou le propriétaire me laisse monter ce cheval gratuitement. 

Fanta m’as apprit qu’un cheval sait respecter son cavalier si on lui montre et lui rappelle s’il essaye de reprendre le dessus que c’est nous le dominant et que cette relation peut se passer avec harmonie.


Fanta n’est monté qu’au galop. La cavalière qui le monte a sa propre méthode et connaît les chevaux depuis toute petite. Cependant, j’en ai essayé une autre avec lui car je pense qu’un cheval doit aussi être monté au pas et au trot avant de le mettre au galop, sinon il pense impérativement « galop » dans sa tête quand on le monte et tente de nous « embarquer » au moindre moment. Aussi il est tout le temps attaché car sinon il saute les clôtures d’ou son débordement d’énergie.


C’est d’ailleurs ce que j’ai pu remarqué quand je suis montée la première fois dessus. Il a tenté de m’embarquer et si je ne l’avais pas retenu je me serais retrouvée dans un champ avec d’autres chevaux ou sur la route.


J’en ai conclu que ce cheval avait besoin d’être encadré. « Non, je ne te laisserais pas brouter toutes les minutes, marcher en crabe ou m’embarquer lui ai-je dis. »


Pour lui expliquer cela, j’ai pensé que si ça n’allait pas bien monté, il fallait le travailler au sol. Je l’ai donc marché en main avec son filet et une longe longuement au pas, puis nous avons fait un peu de trot et des arrêts dans la douceur et la fermeté s’il se désistait.

Cette scéance d’une heure m’a permit d’apercevoir des résultats chez ce petit cheval qui a finit par m’obéir.


J’ai ensuite ôté la longe de l’anneau du mors et je l’ai tenu par les rênes que j’ai laissées sur son encolure puis j’ai effectué des pressions légères pour repasser du trot au pas ou le mettre à l’arrêt. J’ai voulu qu’il comprenne que l’action des mains ne signifie pas « brutalité » mais « guide ». Il a tellement l’habitude qu’on le retienne en tirant sur les rênes que j’ai pensé qu’il fallait lui montrer autre chose. Qu’on puisse lui demander des allures descendantes et des arrêts sans avoir à se servir durement des mains mais normalement.


Parfois il lui arrivait de m’interroger. Il ne comprenait pas pourquoi nous repassions au pas après un petit trot mais j’ai continué l’exercice sans douter afin qu’il me fasse confiance.

Une fois que j’ai remarqué que Fanta m’écoutait, c’est à dire qu’il prêtait suffisement attention à ce que je lui demandait, j’en ai conclu que je pourrais monter sur son dos tout en m’écoutant et en restant attentif et calme à mes demandes. Qu’il était disposé à cela. Qu’il me faisait confiance et moi aussi car il m’avait obéit.

Je suis alors monté sur la charrette pour me hisser délicatement sur son dos (sans selle, j’ai pas assez de sous pour m’en procurer une) et Fanta s’est même ravancer plus près de la charrette pour que je puisse me hisser sur lui.


J’ai été contente de voir que Fanta s’est comporté calmement quand je l’ai monté. Il est resté serein et gardait ses oreilles pointées vers l’avant sans arrêt, il n’a même pas cherché à se dérober, à partir au galop ou à manger. C’était un moment magique. Un des plus beau de ma vie. Je crois que ça ferait d’ailleurs longtemps que j’aurais mis fin à mes jours avec la vie que j’ai eu si je n’avais pas connu les chevaux dans ma vie.


3 jours plus tard, je le remontait, Fanta avait encore retenu la leçon d’avant hier et il hésitait parfois à repasser au pas après le trot car je lui avait dis que le calme est la clé de la réussite. Il hésitait comme pour me le redemander.

Nous formions une seule masse se baladant sur le petit chemin de campagne bordé de vignes moi avec mes vieilles bottes de cow-boy, mon jean et mes lunettes, lui avec juste son filet, les oreilles vers l’avant, décontracté et les crins au vent.

Nous étions tous les 2 tranquilles, on se comprenait et pour rien au monde je n’aurais raté une après-midi pour le voir.


Je remercie ce cheval de m’apporter tant de réconfort.

Aujourd’hui pendant que je me repose car je suis malade, il est surement en train de repenser à la prochaine fois qu’il pourra sortir dehors. On l’attache d’habitude car il est corriace, car la dernière fois qu’on l’a mis en pâture, il a été chassé par le dominant du groupe et a sauté par dessus la barrière. Cela explique aussi pourquoi « Fanta a du jus » lol !!!! Qu’il est chaud, qu’il déborde d’énergie.


Céline

 

 

 
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Published in: on 6 mai 2009 at 16 h 35 min  Laisser un commentaire  

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