rites indiens

 
 
Rites Indiens
 
 

 

 

La Danse du soleil : Wiwanyank Wachipi :

« La danse du soleil est le rite majeur de la spiritualité des indiens des plaines. L’été, elle donne lieu aux grands rassemblements intertribaux. Quatre jours durant, les participants s’imposent un jeûne complet et dansent du lever au coucher du soleil, toujours face à l’astre. Le dernier jour, ils se font percer la poitrine par un crochet situé à l’extrémité d’une corde, elle même amarrée à l’arbre de vie, un peuplier dressé au centre de l’aire de danse. Ou bien, percés dans le dos, les danseurs tirent derrière eux des crânes de bisons et dansent jusqu’à ce que leur chairs se déchirent, les libérant de leurs entraves. Le Wiwanyank Wachipi est une transe rituelle qui exalte le désir de rendre grâce au Créateur en lui offrant un peu de soi, un peu de son enveloppe charnelle. Charge symbolique supplémentaire, c’est l’occasion pour les hommes de s’infliger des souffrances qui les rapproche des femmes, amenées, elles à connaître naturellement les douleurs de l’enfantement. »

 

La quête de vision : Hanblecheya

« Rite initatique auquel sont soumis notamment les jeunes garçons pubères, la quête de la vision est une épreuve au cours de laquelle sont testées force morale et résolution spirituelle. Après s’être purifiés dans le sweat Lodge, le pratiquant gagne le flanc d’une colline, une grotte ou une fosse, ou il restera seul, parfois presque nu, quatre jours et quatre nuits. Hanblecheya signifie : pleurer pour une vision. Durant la quête, le jeûne est complet. S’adressant au créateur, le garçon attend une vision qui l’éclairera sur son destin. Elle peut se présenter sous différentes formes : la visite d’un animal, un rêve éveillé, ou l’apparition d’éclairs, signe perçu comme très puissant. Au retour, après un nouveau passage dans le sweat lodge, il retrouve l’homme médecine qui interprète les visions reçues.

L’éclair est un signe envoyé par l’oiseau-tonnerre, le messager du Grand Esprit. »

Le Sweat Lodge : Inipi

« Prélude à tout évènement d’importance (chasse, voyage, conseil…), ce rite s’inscrit dans le quotidien de nombreuses tribus. Il rappelle des pratiques similaires propres aux Sibériens ou aux Lapons, elles-mêmes à l’origine du sauna scandinave. Les participants, vêtus d’un pagne, s’installent à l’intérieur d’une coupole en bois de saule, couverte de peaux. On introduit les pierres qui rougeoient à proximité et, dans l’obscurité, un officiant verse de l’eau dessus. La vapeur qui se dégage incarne le souffle purificateur du Grand Esprit. La chaleur devient intense, à peine supportable. Les participants entonnent alors des chants dédiés au Créateur. Ressortant de la hutte sombre, chaude et humide, comme du ventre maternel, chacun reprend le cours de son existence, spirituellement purifié et physiquement revivifié. Cette pratique du sweat lodge est encore très répandue. On la retrouve dans les pénitenciers ou les détenus indiens, faisant valoir leur droit à la religion de leurs ancêtres, s’y adonnent régulièrement. »

Source : Extraits du magasine Géo P 160 n°257 Juillet 2000

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Published in: on 15 juin 2009 at 15 h 39 min  Laisser un commentaire  

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